Le blé pourrait-il souffrir du réchauffement climatique, et voir ses rendements chuter en cas d’élévation des températures mondiales ? Une étude américaine publiée le 29 janvier dans la revue Nature Climate Change a fait le point sur cette question et ses résultats ne sont pas très encourageants. Le blé est une céréale plutôt adaptée aux climats tempérés, et les fortes chaleurs, au delà de 30 °C, peuvent empêcher la photosynthèse de s’opérer dans des conditions normales, entraînant une diminution de la taille des grains sur un épi ou le nombre de grains par épi. Des études et des simulations ont été réalisées en Australie et en Inde : elles montrent que les rendements du blé peuvent être affectés de – 20 % à – 50 % pour une augmentation de la température de 2 °C. D’autres modèles de simulations considèrent que la durée pendant laquelle la céréale va se développer peut être réduite de 3 à 9 jours. Dans tous les cas, il est acquis que le réchauffement a un impact sur la culture du blé. Sachant que 2 °C d’augmentation des températures mondiales, d’ici la fin du XXIe siècle, par rapport à l’ère pré-industrielle, c’est l’objectif officiel… mais que, sans moyens adéquats pour a l’atteindre, la hausse pourrait être bien supérieure.