Indispensable à notre santé, le soleil oblige néanmoins à se protéger de ses effets délétères irrémédiables sur notre peau. D’où ces quelques conseils avisés pour s’en faire un allié.

 

Le soleil fait consensus : c’est bon pour le moral. Il est d’ailleurs essentiel dans la synthèse de la vitamine D, impliquée dans de nombreuses fonctions du corps : la constitution des os et du tissu musculaire, le renforcement du système immunitaire, la prévention des maladies auto-immunes, la régulation de l’humeur. La peau aime sa chaleur, mais à petites doses, en fonction des types de pigmentation. Attention aux toutes premières rougeurs, si rapides à s’installer sur les épidermes clairs : elles tirent le signal d’alarme. Les enfants et les bébés, aux peaux plus fragiles, sont les premiers concernés.

 

Je t’aime moi non plus

Les risques d’abus sont dus aux fameux rayons ultra-violet, les UVA et UVB, pointés du doigt pour leur dangerosité. Ils ont chacun une part de responsabilité. Les UVA (longueur d’onde de 320 à 400 nm (1) contribuent au vieillissement cutané prématuré et aux allergies solaires : ils pénètrent en profondeur et libèrent des radicaux libres qui agressent les graisses des membranes cellulaires en altérant l’ADN des cellules. Ils ont des effets néfastes immédiats, mais aussi, et surtout, retardés.

Les UVB (longueur d’onde de 280 à 320 nm) qui déclenchent la synthèse de la vitamine D et le bronzage, pénètrent moins profondément et ne s’attaquent qu’à l’épiderme de la peau. On leur doit les “coups de soleil”, mais aussi un desséchement cutané important et des dommages cellulaires susceptibles d’engendrer un cancer. Pour tous ceux qui aiment ou doivent rester en plein soleil pour le travail ou pendant les randonnées, pas question de faire l’économie d’une protection.

 

Les meilleures protections

Suspectés d’être des perturbateurs hormonaux, les filtres chimiques sont souvent allergisants, irritants. C’est la raison pour laquelle les fabricants de produits solaires labellisés bio les excluent de leurs formules ; à la place, ils incorporent des filtres minéraux qui agissent comme écran physique aux rayons ultra-violet. Ils ne recourent pas non plus aux nanoparticules soupçonnées dangereuses à long terme pour la santé car elles s’infiltrent dans le corps et sont néfastes à l’environnement. Cette dernière contrainte explique la relative étroitesse de gamme de produits solaires labellisés bio. En effet, les nanotechnologies permettent d’éviter cet “effet couche blanche” bien peu esthétique. Interdites en bio, leur absence rend certaines formulations difficiles voire impossibles.

Pour autant, le défi est relevé par quelques laboratoires dont les créations sont souvent constituées d’écrans minéraux micronisés (dioxyde de titane et oxyde de zinc) et de plantes connues pour leurs efficacités protectrices (baobab, buriti, caroube, capuaçu, maracuja, noix de para, pongamia, rea de Tahité, urucum, tepezcohuite). Leur offre s’est élargie avec des laits préparateurs de bronzage, et même des autobronzants. Ceux-ci brunissent la peau superficiellement grâce à des substances naturelles. Et sans aucun risque.

Au moment de remplir le sac de plage avec ces flacons, optez pour des contenances moyennes car un tube commencé en été ne pourra pas servir l’année suivante. L’idéal est d’ajuster le type de protection (défini par la mention Sun Protection Factor (SFP) en fonction de sa peau : de la plus faible (SPF entre 6 et 14) à la plus forte (SPF de 60 ou 50 +). Quoi qu’il en soit, aucun produit solaire ne peut empêcher totalement le passage des rayons UVA et UVB. C’est pourquoi on ne retrouve plus les mentions “écran total” ou “protection totale”,la Commissioneuropéenne ayant jugé ces allégations trompeuses. Ainsi, même en renouvelant régulièrement l’application en cas de baignade ou de transpiration, évitez de vous exposer aux heures les plus chaudes. Il en va de votre capital santé.

 

(1)   nanomètre (millième de millimètre).