Les conditions climatiques se détériorent à cause des dégâts subis par l’environnement. Et malheureusement, la situation n’est pas sans conséquence pour l’agriculture française. Différentes techniques ont cependant vu le jour au cours de ces années pour mieux faire face aux caprices de dame nature. Certaines exploitations agricoles n’hésitent pas à recourir au paillage à titre d’exemple.

Le paillage : ses utilités

 

Aussi appelée mulching, cette technique consiste à couvrir la terre avec un paillis au moment de semailles. Elle a pour but de protéger le rendement de sa culture et de limiter également les impacts des facteurs environnementaux. Le paillis se compose principalement de débris végétaux. Leur décomposition permettra de préserver les substances utiles au développement des plantes.

Cette pratique est assez connue des adeptes de jardinage. Bon nombre d’entre eux usent de cette méthode pour mettre la pelouse à l’abri du froid hivernal. Les restes d’herbes coupés lors de la dernière tonte seront récupérés pour recouvrir le gazon. La couche protectrice obtenue préservera la zone contre les frimas de l’hiver. Ceci dit, il faudra encore disposer une bâche et contrôler le niveau d’humidité.

Quoi qu’il en soit, cette technique peut éventuellement réduire le choc thermique que le sol peut subir. En outre, il permet de se prémunir contre les variations de température. Ce procédé prouve aussi son efficacité sur des terrains exposés à des vents violents. Les spécialistes estiment que le mulching constitue également une solution efficace contre l’érosion éolienne.

Toujours est-il que cette méthode était principalement employée dans l’agriculture biologique, il y a quelques années. Désormais, le paillage séduit pratiquement tous les agriculteurs en quête de rendement. Être dépendant des conditions climatiques ne présente pas que des avantages. Puisque la France est aujourd’hui encore menacée par une sécheresse, il vaut mieux recourir à ce type de procédé pour favoriser la croissance des jeunes plants.

Le paillage d’un champ : comment procéder ?

 

Il faudra mettre en place le paillis avant ou une journée après les semailles. D’une manière générale, on privilégiera le début de la période des pluies. À cette occasion, la terre sera particulièrement vulnérable. Le mulch va alors nourrir le sol tout en le préservant contre les facteurs climatiques.

Quoi qu’il en soit, on étudiera minutieusement l’épaisseur du paillis. Pour ce faire, il est vivement conseillé de consulter un spécialiste. Tout dépendra des besoins de l’agriculteur. Si ce dernier projette de cultiver des légumineuses, il mettra en place le paillis seulement quand les jeunes plants auront atteint une certaine taille. Chez ces végétaux, la décomposition des matières organiques est particulièrement néfaste au cours des premiers stades de développement. On s’assurera également que la couche obtenue ne soit pas excessivement épaisse pour que les graines puissent germer.

Malgré tout, cette technique requiert une préparation minutieuse. Avant quoi que ce soit, le principal concerné doit disposer de suffisamment de débris végétaux pour créerun paillis digne de ce nom. Depuis peu, il est cependant possible de se procurer un film de paillage biodégradable. Ce dernier est généralement fabriqué avec des matières d’origine végétale. On parvient donc à profiter de tous les bienfaits du mulching. Pour dénicher une bache de paillage, il suffit de contacter un fournisseur spécialisé sur internet.