Antioxydants : ce qu’en dit Robert Masson

  Robert Masson, naturopathe. Naturopathe exerçant depuis plus de 50 ans, Robert Masson est l’auteur d’une quinzaine de livres dont...

 

Robert Masson, naturopathe.

Robert Masson, naturopathe.

Naturopathe exerçant depuis plus de 50 ans, Robert Masson est l’auteur d’une quinzaine de livres dont le célèbre Mythes et mensonges des régimes classiques et des diététiques naturelles (1).

 

Qu’est-ce que les radicaux libres ?

Vous savez que les électrons vont par paire ; quand un atome perd un électron, on l’appelle radical libre. On estime dangereux les radicaux libres car ils vont vouloir voler un électron à un autre atome, ce qui va créer bon nombre de déséquilibres.

 

Faut-il les combattre à tout prix ?

Non, sauf s’ils sont en excès ? Car les radicaux libres sont comme le glucose, le cholestérol…, comme tout élément, ils ont un rôle fondamental : ils sont nécessaires au système immunitaire qui détruit, dans l’organisme, les bactéries, les virus, les champignons, les cellules anormales. Si l’organisme manque de radicaux libres, le système immunitaire chute.

Les radicaux libres sont aussi des agents anti-cancer. Dans un organisme vivant, meurent et naissent chaque jour mille milliards de cellules. 1 sur 1000 est anormale, soit 1 milliard de cellules qui, chaque jour, naissent “tarées” et qui peuvent aboutir à un cancer. Or, ces cellules anormales vont être détruites par les radicaux libres.

La chimiothérapie repose sur ce mécanisme puisqu’elle participe à la production de radicaux libres. C’est pourquoi certains médecins oncologues demandent strictement d’éviter les traitements antiradicalaires pendant une chimiothérapie.

 

Dans quelles circonstances peut en avoir trop ?

Un individu “normal” n’a pas d’excès de radicaux libres. Ces derniers sont générés par la fatigue et le stress à répétition, l’insomnie, et les intoxications. Seuls les insomniaques et les poly-intoxiqués par l’alcool, le tabac, les médicaments, les drogues…, fabriquent beaucoup trop de radicaux libres. Et ce sont les seules personnes qui, éventuellement, ont besoin d’antiradicalaires.

Les radicaux libres peuvent aussi venir d’une mauvaise alimentation, par exemple basée uniquement sur des conserves ou des aliments tout préparés soumis à la chaleur comme moyen de conservation, ou encore des aliments oxydés, comme du beurre qui a ranci, ou encore des repas préparés à l’avance et réchauffés…

Mais quelqu’un qui mange sobrement et équilibré n’a pas à s’occuper des radicaux libres.

 

(1) Il signe une nouvelle collection intitulée Les carnets de santé de Robert Masson (Éditions Trédaniel) : “Prévenir et soigner naturellement la maladie d’Alzheimer”, “Devenir centenaire avec une pêche d’enfer”…

 

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